UBA Trends Day 2017 : la disruption est au marketing relationnel et à la réhumanisation

Marketing relationnel, économie de l’attention et conscience humaine au cœur des anticipations de l’UBA Trends Day 2017. Décryptage et bilan de santé.

Nous avions prédit une vague de slow marketing au programme de l’UBA Trends Day 2017 qui s’est tenu à Bruxelles, ce jeudi 16 mars. Les orateurs internationaux de haut vol qui ont pris la parole sur le futur du digital et du marketing ont en effet invité les entreprises, les marques et les annonceurs présents à prendre le temps du recul et de la remise en question. En ligne de mire : la surcharge cognitive grandissante, la datafication galopante et la déshumanisation généralisée.

Partenaire de contenu pour la deuxième édition consécutive de cet événement d’anticipation marketing, Wearethewords était aux premières loges de cette révolution en marche aux allures de bilan de santé de notre intelligence relationnelle et humaine.

Marketing relationnel et synergies co-créatives

Une chose est sûre, la tendance qui se dessine va dans le sens d’une reconnexion avec l’intelligence émotionnelle et relationnelle. Pour Patrick Dixon @patrickdixon qui ouvrait le bal de l’UBA Trends Day 2017, les entreprises et les marques doivent s’engager dans des relations de nouvelle génération avec leurs cibles. C’est-à-dire, cultiver les vertus d’un marketing relationnel de face-à-face, qu’il appelle le marketing avec les yeux.

Ainsi, l’auteur de The future of (almost) everything reconnu parmi les meilleurs business thinkers au monde invite à une transformation radicale du marketing en véritable magie client voire une expérience de révélation. Au cœur de son modèle de marketing relationnel : la valeur service, l’hyperpersonnalisation, les données de localisation et l’engagement éthique. Soit autant de challenges à l’horizon 2018 pour nouer la relation qui compte vraiment et qui repose sur l’authenticité de marque et la confiance.

La vie est trop courte. Pour créer la touche de magie, nous devons croire en ce que nous faisons et ce que nous vendons.
@patrickdixon

Pour Maria Mujica @merimujica et son modèle organisationnel Fly Fearless, ces enjeux concernent également le cœur même de nos méthodes de travail. La relation et la confiance doivent œuvrer ensemble pour permettre aux organisations de libérer de nouvelles énergies et de nouvelles synergies. Non seulement dans les liens qu’elles entretiennent avec leurs clients, mais aussi avec leurs partenaires et leurs collaborateurs.

Pour gagner en intensité de création, nous devons intégrer l’agitation dans nos façons de travailler.
@merimujica

La valeur émane précisément de ce qui fait l’essence même et le propre des relations humaines : des accidents, des agitations, des perturbations. Au lieu de les craindre et de les contraindre, il faut les prototyper et les organiser pour élever les stratégies à un niveau supérieur, utiliser les ressources plus intelligemment et créer une culture d’entreprise plus créative. Une culture d’entreprise capable d’ouvrir les portes de la cuisine, de sortir des logiques d’ego et de hiérarchie et de privilégier la co-création triangulaire entre toutes les personnes impliquées dans son éco-système.

La loi du « moins c’est plus » : l’économie de l’attention

Une autre tendance ressort très nettement des observations l’UBA Trends Day 2017, c’est la nécessité pour les marques et les entreprises de repenser l’axiologie et le point d’ancrage de leurs stratégies marketing et de contenu.

C’est le crédo de l’entrepreneur hypercréatif, Andrew Davis @DrewDavisHere, fondateur du premier bureau de talents pour chefs de file mondiaux du marketing, Monumental Shift. Le pari qu’il fait de passer d’une approche ptoléméenne à une approche galiléenne consiste à redonner du potentiel attentionnel aux informations et aux contenus.

Avec une seule pièce de contenu, il est possible d’engranger des millions. Il suffit de trouver le trou à combler.
@DrewDavisHere

Le fossé qui existe aujourd’hui entre le volume d’information perçue comme disponible et le volume d’information réellement consommée peut être ainsi réduit. La règle d’or à appliquer est celle du « moins c’est plus ». Plus question de produire des contenus à tout-va qui ne font que se noyer dans la masse : la stratégie proposée par Andrew Davis consiste à trouver la brèche où s’engouffrer, le trou à combler, la place à prendre dans l’univers et la vie quotidienne de nos audiences.

Dans cette perspective, le contenu est résolument un produit qu’il faut penser non plus comme un branded content vaniteux, mais bien comme un content brand divertissant destiner à galvaniser le cœur de cible de nos publics. L’important, c’est de créer le rendez-vous à nul autre pareil – celui dont on ne soupçonnerait ni l’existence ni le potentiel de fidélisation sur le long terme.

Conscience VS intelligence artificielle : l’humanité intemporelle

La troisième tendance anticipée du marketing à l’UBA Trends Day est la temporisation et la remise en perspective du big data et de l’intelligence artificielle. Comme le rappelle Charles Stryker, fondateur du laboratoire de traitement de données Venture Development Center (VDC), le nombre de données disponibles à grande échelle est en constante et exponentielle croissance, ainsi que notre capacité à les structurer, les optimiser, les utiliser et même les incorporer.

Avant que nous ayons eu le temps de nous en rendre compte, la technologie de pointe aura investi jusqu’à nos organismes pour nous rendre plus efficaces et plus performants. Pour le futurologue Gerd Leonhard @gleonhard, fondateur et CEO de The Futures Agency, les robots menacent clairement notre peau, et l’intelligence artificielle notre cogito.

Notre pensée et notre existence ne sont pas solubles dans la robotique.
@gleonhard

Dans ce contexte, garder la maîtrise et la mesure du développement des données et des technologies est une question de survie à l’échelle du marketing, mais aussi à l’échelle de l’humanité. Jusqu’à preuve du contraire, l’intelligence humaine et les androrithmes font encore la différence en matière d’intelligence émotionnelle, de pensée critique et d’expérience vécue.

Adopter et préserver une économie de la longévité humaine, c’est aussi le programme de Peter Hubbell @BoomAgers, CEO de l’agence BoomAgers spécialisée dans le consommateur vieillissant. Dans sa remise en cause des pratiques marketing qui ne cessent de chanter les louanges de la jeunesse, il demande aux entreprises et aux marques d’avoir l’authenticité de leurs audiences : ces vraies gens qui représentent le prochain marché émergent et qui ont besoin, comme les autres, d’histoires intemporelles.

Pour élever vos stratégies de marketing relationnel au niveau supérieur, ne manquez pas notre check-list des do’s & dont’s des orateurs de l’UBA Trends Day 2017 @Ecrirepourleweb.
Nous remercions chaleureusement l’UBA et ses orateurs pour ces prises de parole inspirantes et engagées pour le futur du marketing.




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