Le contenu pas cher toujours moins performant

Le contenu pas cher ne rapporte jamais assez. Surtout, il ne procure pas le service fourni par un contenu vraiment utile.

Dans les médias papier, l’information est généralement coûteuse à produire mais peu coûteuse à reproduire. Ce n’est pas le cas du contenu numérique, qu’on ne reproduit pas « comme ça ». Du coup, la tentation est grande de se tourner vers des solutions de production à très bas coût, comme les usines à contenu.

Le contenu pas cher, c’est toujours de la daube?

La question se pose, n’est-ce pas : qu’entend-on par « contenu pas cher »? À première vue, la réponse est évidente: un contenu pas cher est un contenu à très faible coût de production. Mais est-ce que c’est un mauvais contenu pour autant? La qualité en pâtit-elle? Non, s’il s’agit d’attirer l’attention d’un quidam. Oui, si votre objectif est d’informer et d’éduquer un prospect, un client.

C’est important de le dire: un contenu pas cher n’est pas nécessairement mauvais. Tout dépend de la compétence de celui qui l’a produit. Et, surtout, tout dépend du type de contenu à produire: de son rôle, sa mission, son objectif.

Comment déterminer le prix du contenu?

On peut déduire le prix du contenu de son niveau d’utilité. Il y a 3 types de contenu, dont dépend le prix, présentés ici du moins au plus utile:

  1. Les contenus relationnels (conversationnels, émotionnels évoqués plus haut) n’ont pas de finalité professionnelle et n’exigent pas de qualité prescrite. Ils peuvent être générés par les utilisateurs ou au fil des conversations avec nos cibles. Peu onéreux, voire gratuits, ils ont surtout le rôle d’entretenir la relation.
  2. Les contenus aspirationnels: leur finalité est le contenu lui-même. Ce sont, par excellence, des biens d’expérience, qui divertissent, suscitent l’inspiration… Très prisés en brand content, ces contenus exigent une qualité de spécialiste, sont généralement « très beaux » et suscitent à la fois intérêt et émotion. Mais ils « font croire », ils ne font pas faire…
  3. Les contenus transactionnels, utilitaires, sont produits pour une exploitation commerciale, à des fins commerciales, pour « faire savoir » et « faire faire » quelque chose. Ce ne sont pas a priori des contenus publicitaires (qui se contentent de « faire croire »), mais plutôt des contenus-services. Une F.A.Q., des témoignages clients, des études de cas, … requièrent un travail long et coûteux de prototypage, de récolte d’information et de conception, parce que leur potentiel de rentabilité est proportionnel à leur pertinence et qualité eu égard aux attentes des vraies prospects et clients.

Rationaliser plutôt que réduire le coût du contenu

Est-ce à dire qu’un contenu transactionnel est toujours cher? Je répondrai par oui et par non une fois de plus… Sa conception-production est sans doute plus élevée que pour un contenu relationnel ou aspirationnel, mais la chaîne de production peut être développée de manière plus rentable, à 3 conditions:

  1. Développer des outils pour concevoir de façon industrielle des contenus transactionnels, riches et de qualité. Ce qui suppose de pouvoir modéliser les contenus et les flux de production
  2. Produire et publier ces contenus dans une perspective multimédia et multi-supports
  3. Mettre en place une gouvernance de ces contenus: gérer ces contenus tout au long de leur vie, les mettre à jour, les recycler, les agréger, les décliner, …

 




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