Ce 19 janvier 2020 avait lieu à Paris la deuxième édition de Kontinüum, le colloque dédié à insuffler du sens dans nos contenus. Cette année, nous nous sommes interrogés sur le pouvoir des mots et comment, aujourd’hui, allier écriture et sens.

Le colloque Kontinüum est une initiative de l’association Kontnü. Il est organisé en partenariat avec les étudiants du Master HuMan de l’Université Paris Nanterre. Pour cette deuxième édition, des experts et professionnels passionnés ont pris la parole tout au long de la journée sur le pouvoir des mots. Ces derniers sont omniprésents, ils « nous entourent et constituent de précieux moyens d’émancipation”. L’occasion de se rappeler que l‘écriture est au coeur de nos métiers. 

À l’heure où l’on brasse des milliers d’images, les mots ont encore du pouvoir ! Voici les 4 marches à suivre pour allier écriture et sens en entreprise.

1. Ne pas céder systématiquement à « l’effet wahou »

“L’effet “wahou” est-il adéquat et même souhaitable pour tous les contenus ?” s’est interrogée Muriel Gani (@MurielGani). En effet, n’oublions pas que les mots possèdent plusieurs pouvoirs, qu’ils ne servent pas qu’à attirer le lecteur. Parfois, mieux vaut moins d’effets et plus de faits, moins de « wahou » mais plus de densité dans le message. Un mot sert à séduire, impressionner, surprendre et enchanter, mais aussi à décrypter, contextualiser, éclairer, clarifier.

L’effet wahou à tout prix a tendance à décevoir le lecteur. Car qui dit “wahou”, dit promesse. Tout ce qui est excessif devient insignifiant. 

 

 

 2. Ouvrir la porte de son entreprise aux écrivains

Quelle idée saugrenue, pensez-vous peut-être, que de mélanger écrivains et monde entrepreneurial. Elise Nebout est persuadée du contraire. À tel point que cette ex-journaliste a créé l’école Les Mots avec Alexandre Lacroix, directeur de la rédaction de Philosophie Magazine. Leur objectif ? Mélanger deux mondes qui peuvent paraître opposés : l’écriture et l’entreprise. De ce mariage naît l’innovation ! 

 

L’école « Les Mots » travaille avec un réseau de 150 écrivains triés sur le volet pour animer des formations en entreprise. Qui mieux que des écrivains peuvent faire le lien entre écriture et sens ? Ces écrivains créent de la valeur, ils offrent aux collaborateurs formés une boîte à outils pour apprendre à mieux écrire, à mieux s’exprimer. Car pour Elise Nebout, “tout le monde peut écrire, il faut juste se lancer !”. Et qui mieux que le collaborateur pour communiquer sur son entreprise ? D’autant plus qu’aujourd’hui, l’écriture est partout : dans les stratégies de contenus, devenues inévitables, mais aussi dans les mails, les présentations Powerpoint, les discours… 

 

 

3. Etre à l’écoute de sa cible avant même de s’atteler à l’écriture

  • Aller à la rencontre de sa cible

    “Ce qui est une évidence dans nos métiers de créateurs de contenus ne l’est pas pour tout le monde” a souligné Laurent Riera. Le Directeur de la communication de la ville de Rennes (@LaurentRiera) en a profité pour nous expliquer pourquoi la communication publique devait à tout prix se remettre en question, afin d’éviter le syndrome du PRAF (“plus rien à foutre”, décrit par Brice Teinturier dans son livre) chez les citoyens.

 

Pour comprendre de quelles informations avaient besoin les habitants de la ville, des “ateliers usagers” ont été organisés. L’idée ? Demander directement aux habitants quels sont leurs envies et besoins en matière de contenus et d’informations. “Quand on va sur le site d’une collectivité, on s’attend à trouver un service. Les usagers veulent des informations sur les horaires de piscine !” précise-t-il.

  • Supprimer le superflu

Rennes a donc pris la décision de supprimer certains contenus de son site internet. De cette remise en question est né Ici Rennes, un dispositif média serviciel, efficace et cohérent car en phase avec les préoccupations et les nouveaux usages des habitants. Un dispositif média qui comprend une appli, des podcasts, des vidéos et un chatbot ! 

Résultat : le temps d’utilisation a baissé, signe que les usagers trouvent plus rapidement ce qu’ils cherchent.

 

  • Cultiver l’empathie

Pour Nathalie Rilcy, l’empathie doit être au coeur de l’UX writing pour accompagner du mieux possible l’utilisateur dans sa recherche. Il est essentiel d’anticiper le besoin de l’internaute, sa question, son parcours, ses doutes pour le soulager dans son action. Et mieux lui servir. 

Pour cela, chaque mot, chaque « wording » doit être scrupuleusement choisi. L’idée ici est aussi d’aller interroger les différents services de l’entreprise sur les termes à utiliser, ceux qui illustrent le mieux possible les valeurs et la mission de la marque. Souvent, il y une divergence d’opinions, des incohérences à interroger, des expressions ou mots à remettre en question. Si ce travail n’est pas fait en amont, ces incohérences peuvent se répercuter sur le parcours client. Pour publier du contenu utile et de qualité, celui-ci doit être en cohérence avec l’identité de la marque.

 

4. Prendre le temps d’écrire dans un langage clair

“Quand une phrase dépasse 20 mots, 80% des lecteurs arrêtent de lire !”. Gloups ! Cette statistique soufflée par Anne Vervier, spécialiste du langage clair (@redactionclaire), est… parlante ! La clarté, c’est simple, donne envie de lire. Elle se travaille, même quand nous écrivons un simple mail. Celui-ci doit être compris dès la première lecture et sans aucune aide. 

 

Dans chaque écrit, il s’agit d’éviter le jargon et le registre soutenu. Nous devons privilégier des phrases courtes, sélectionner l’information prioritaire. Et enfin, structurer le tout visuellement.

Cette clarté offre bien plus qu’une parfaite communication. Elle respecte le lecteur, elle diminue les plaintes et fait gagner du temps. 

Pour rédiger vos écrits professionnels, téléchargez la fiche sur l’écriture claire juste ici. 

 

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Et le compte-rendu de l’édition 2019 ? Juste ici ! 




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