écriture en conscience wearethewords

Rédiger pour le web requiert objectivité. Et, en pré-requis, de prendre conscience de nos préconceptions. Se distancier de nos filtres, innés ou acquis, c’est gagner en professionnalisme.

Ecrire au nom d’une marque, toucher la cible, ne pas mentir et en même temps ne heurter personne, c’est tout un art. Adopter une posture professionnelle passe par une prise de conscience de nos préconceptions. Vous pensez être objectifs, et pourtant…

Nos filtres inconscients, un ancrage profond 

En écriture libre, le premier jet qui sortira de votre plume aura la couleur de qui vous êtes. L’humain est ainsi fait qu’il ne parle bien que de lui-même.

Comme le disait Antoine Albalat, écrivain français, « L’ambition d’écrire fait partie de ce fond de vanité qui est le propre de tous les mortels. On veut écrire, non pas parce qu’on croit avoir quelque chose à dire, mais pour le plaisir de faire parler de soi. »

De même, en filigrane dans votre rédaction web, se devine votre profil. Dis moi quels mots tu utilises, je te dirai qui tu es. Vous êtes une femme de 22 ans ou un homme de 55, une mère de famille débordée ou un étudiant catholique, une artiste moderne, un cadre aisé, une bobo, un végan…
Derrière une phrase ou un angle pris dans la rédaction de votre contenu, et c’est inconscient, votre identité transparait.

Notre personnalité, notre éducation et l’environnement où l’on vit, rétrécit le champ de notre objectivité. Education et conditionnements sont ancrés profondément à la fois dans ceux qui sont l’objet ou le sujet de votre écriture. Pour illustrer ce propos, la vidéo « court comme une fille » démontre parfaitement l’ancrage des préjugés genrés dans l’inconscient des filles.

Dans vos écrits, vos convictions voire vos jugements (politiques, religieuses, féministes, racistes…) transparaissent. Comme professionnel de l’écriture, la juste distance s’ajoute aux bonnes pratiques. La distanciation se trouve en se posant quelques questions comme suis-je assez « inclusif » et neutre dans mon propos ? Au nom de qui je parle ? Et, préalablement faire cet exercice de se demander :  quels sont mes filtres ?

Inclure à n’en plus finir  

L’écriture inclusive dans son assertion du moment, est surtout définie comme une écriture qui inclut le lecteur féminin. Pour y arriver, le rédacteur doit concevoir des tournures de phrases de façon à ne plus  « englober » la lectrice dans ce fameux masculin qui l’emporte.

Un souci typique du français puisqu’en anglais, par exemple, le « are you ready? » inclut les 2 genres.  En français, la gymnastique consistera soit à écrire « Êtes-vous prêt.e? » soit à reformuler sa phrase en « Votre préparation est-elle terminée ? ».

L’écriture inclusive dans une assertion plus large que la question de l’utilisation du genre pourrait porter sur l’inclusion de toute personne qui nous lit. La question à se poser dans notre recherche d’objectivité est qui suis-je en train d’inclure ou d’exclure dans mon contenu ?

A partir du moment où votre travail est d’écrire pour une cible, au nom d’une marque, vous serez amené non seulement à laisser tomber vos filtres mais aussi à vérifier si vous avez bien inclus tous les potentiels lecteurs ou prospects. Au plus vous inclurez, au plus vous objectiverez.

Marcher sur des oeufs ou appeler un chat un chat ?

Ecrire avec plus d’objectivité ne veut pas dire utiliser la langue de bois. Ne rédiger que du politiquement correct, peut d’ailleurs parfois desservir votre propos, voire ennuyer.

Ne pas mentir est une chose, se retenir, se censurer en est une autre.  Tout est dans la mesure. Cette mesure qui nous incite à la prudence. On ne peut pas rire de tout avec tout le monde et la frontière est ténue entre « rire sur » et « se moquer de ».

Et pourtant, l’utilisation des mots forts, un positionnement clair et parler selon ses convictions peut avoir du sens, si cela fait partie de votre positionnement éditorial.

Le langage n’est pas neutre et vous pourriez devoir justement ne pas rester dans une attitude neutre. De fait, vous ne rédigerez pas de la même façon un article de blog pour, par exemple, une association en faveur de l’avortement ou contre cette pratique.  Ainsi, les pro vont utiliser un language plutôt médical ou scientifique en parlant d’interruption du processus de gestation, d’un embryon voire d’un foetus. Tandis que les opposants vont, sciemment ou inconsciemment, utiliser l’expression « tuer un bébé » ou « assassiner un enfant ».

En même temps, nous ne sommes que des humains. Nos propos peuvent ne pas plaire à tout le monde tout le temps.

Conscients de l’importance d’appliquer les bonnes pratiques à vos écrits, contactez-nous pour une assistance dans la création de vos contenus ou dans la réécriture et calibrage de vos contenus existants.




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