Comment maximiser son taux de clic organique ?

En voilà une bonne question SEO, qu’on a tendance à faire passer au second plan. Pourtant, avoir un bon taux de clic organique est synonyme de trafic réel sur son site. C’est quand même le but recherché.

Gagner en visibilité dans les résultats de recherche Google est une chose (déjà bien compliquée), mais amener votre public cible à cliquer sur votre page en est une autre (encore plus compliquée). Chercher à améliorer son taux de clic organique est un élément central de toute stratégie solide de référencement et d’acquisition : car vous aurez beau avoir un bon classement, si personne ne vient vous rendre visite, ce n’est rien de plus qu’un coup d’épée dans l’eau. Il faut donc penser le SEO en cheville avec les bonnes pratiques du SXO : l’optimisation de l’expérience de recherche.

Le taux de clic organique, le nerf de la guerre

Le taux de clic organique désigne le pourcentage d’internautes qui cliquent sur un lien affiché (dit aussi imprimé) sur une page de résultats de recherche. C’est donc le rapport entre le nombre d’impressions d’un lien et le nombre de clics sur ce lien. Le principe à retenir et qui nous intéresse ici, c’est que plus le taux de clic organique est élevé, plus les internautes considèrent notre page comme pertinente pour répondre à leurs intentions de recherche.

Quelle est la relation entre le taux de clic organique et la position dans le classement ?

Il existe une relation de type exponentiel entre les deux. En termes simples, plus le classement de la page est élevé, plus il y aura de clics organiques. Naturellement, le premier résultat de recherche organique obtient le plus de clics. Au fur et à mesure que vous descendez dans le classement, les clics et les conversions diminuent.

Quelle est l’influence du volume de recherche sur le taux de clic dans le SERP ?

Si notre position influence notre taux de clic organique, le volume de recherche entre également dans l’équation. Si votre contenu se classe au premier rang pour une expression clé avec un volume de recherche plus élevé, il gagnera naturellement plus de clics que celui avec un volume de recherche plus faible.

Taux de clic : qui gagne entre résultat organique et publicité payante ?

Différentes études montrent que les internautes préfèrent les résultats organiques aux publicités qui apparaissent en haut des résultats. La dernière en date de Sisitrix montre ainsi qu’en première position, le taux de clics sur un lien est plus élevé de 6 % si le lien est purement organique. À ce titre, pour générer un CTR plus fort, mieux vaut donc se concentrer sur des classements organiques plutôt que des campagnes au paiement par clic.

Comment évaluer la performance de son taux de clic organique ?

Direction : notre bonne vieille Google Search Console, mais qui a récemment fait peau neuve. On y trouve les données suivantes relatives au taux de clic :

  • le CTR moyen global, sur tous les mots clés et toutes les pages
  • le CTR moyen sur tous les mots clés pour des pages individuelles
  • le CTR pour des requêtes de mots clés spécifiques

Pour identifier les pages les plus ou les moins performantes, on doit évaluer le CTR par rapport à la position dans le classement. Un exemple ? On l’emprunte à une étude de cas menée par la Content Marketing Institute :

Dans cet exemple, la page se classe n°4 sur la page de résultats, mais a un CTR moyen de 0,4%. En regardant les données de Google, avec ce classement, on devrait s’attendre à un CTR plus proche de 8%. Typiquement, on est ici en présence d’une page qui pourrait bénéficier d’une optimisation pour augmenter le taux de clic organique.

6 façons d’optimiser son taux de clic : à vos métadonnées !

Les métadonnées sont au taux de clic ce que… la cerise est au clafoutis aux cerises. Comprenez que ce sont deux choses très étroitement liées. Les métadonnées ou balises méta sont utilisées par les moteurs de recherche pour afficher leurs résultats de manière succincte, conviviale et engageante. Pour faire simple, ce sont elles qui sont en première ligne pour déclencher le clic. Pour optimiser son taux de clic organique, on doit donc les éditer aux petits oignons.

  1. Calibrer

    avec la bonne longueur de texte pour le titre et la métadescription de la page. C’est le b.a.-ba de l’optimisation des métadonnées, certes, mais on voit encore des extraits de recherche qui n’en tiennent pas compte. Aux dernières nouvelles, plus ou moins 50-60 caractères pour le titre et entre 150-160 caractères pour la métadescription.

  2. Contextualiser

    avec le mot-clé cible, son champ sémantique, sa problématique associée. Avec une bonne contextualisation des métadonnées, l’internaute évalue plus rapidement et plus sûrement la pertinence de votre page pour répondre à son objectif de recherche.

    À bon entendeur : Google a récemment annoncé qu’il réécrivait les titres de page ou les métadescriptions lorsqu’il les jugeait insuffisants, soit dans plus ou moins 20 % des cas.

  3. Inciter

    avec des questions intrigantes, des appels à l’action engageants. Pour déclencher le clic de l’internaute, rien de tel que de piquer sa curiosité ou de l’inviter à effectuer une action concrète. C’est aussi une façon efficace de répondre aux enjeux du SEO vocal.

  4. Enrichir

    avec les microdonnées de balisage schema markup qui permettent aux moteurs de recherche d’afficher des résultats plus informatifs pour les utilisateurs. Avec ces données structurées, Google peut afficher votre contenu sous forme d’extraits enrichis. Et là, vous faites coup triple, car :

    • ils aident l’internaute à mieux identifier la typologie de votre page (page produit, article de blog, recette de cuisine)
    • ils attirent le regard là où la concurrence visuelle est rude avec vos concurrents
    • ils rendent votre extrait de recherche plus attractif et incitatif pour le clic
  5. Prioriser

    En commençant par optimiser les balises méta pour : les résultats qui vous classent en première page et pour les mots-clés cibles qui ont un volume de recherche plus élevé. Suivant le principe de la courbe exponentielle, le rapport coût-bénéfice de ces optimisations est optimal et pourrait être synonyme d’une très belle progression de trafic sur votre site.

  6. Monitorer

    Avec un bon outil SEO. Suivez la corrélation entre votre travail d’optimisation des métadonnées et l’évolution de votre taux de clic organique. Une bonne façon de se motiver et de maintenir le cap dans le temps.

Au risque d’enfoncer des portes ouvertes : l’objectif de toute stratégie de référencement, c’est bien d’obtenir au-delà des positions, un trafic réel vers votre site web. Une fois que votre contenu est classé dans Google, des optimisations plus granulaires comme celles-ci font toute la différence pour générer des clics supplémentaires et amplifier votre audience.

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